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Un tunnel pour les cultures grimpantes

Ça y est, j’ai enfin installé un tunnel grillagé pour accueillir les cultures grimpantes ! Ça faisait plusieurs années que je pensais à installer ce type de structure. J’ai pu profiter de ce début d’année et d’une météo favorable pour me lancer, même si le soleil n’était pas vraiment au rendez-vous.

Pour faire pousser quoi ?

En début de saison, je vais commencer par les petits pois. Je prévois les premiers semis de variétés à grains ronds courant février, si le temps n’est pas trop frais et humide. J’échelonnerai plusieurs semis, notamment avec une variété à grains ridés en mars-avril, qui a besoin d’un peu plus de chaleur.

En mai, ce sera au tour des courges coureuses de s’installer sur la structure. Butternuts, potimarrons et peut-être quelques concombres viendront y trouver leur place.

Pourquoi pas aussi quelques pieds de tomates, installés à peine plus loin, mais qui pourraient être tuteurés aussi sur le grillage.

Pour ajouter une touche de couleur et apporter de la diversité, je compte aussi y faire grimper des fleurs comme des ipomées, des pois de senteur ou des capucines.

Et en bonus, comme les légumineuses ont la capacité de fixer l’azote de l’air au niveau de leurs racines, grâce à une symbiose avec des bactéries présentes naturellement dans le sol, les petits pois pourront en faire profiter les cultures suivantes, une fois broyés et décomposés. Enfin c’est la théorie. Reste à voir en pratique si ça fonctionne…

Pourquoi ce tunnel ?

Cette structure va remplir plusieurs rôles au fil des saisons. Elle offre bien sûr un support aux plantes grimpantes et permet d’optimiser l’espace tout en facilitant la récolte.

Selon l’ensoleillement, les cultures déjà en place pourront aussi apporter un peu d’ombre aux cultures voisines, ce qui pourrait être un atout en plein été.

De plus, la présence d’éléments hauts dans le jardin contribue à casser le vent et à maintenir un peu plus d’humidité, ce qui devrait être bénéfique pour l’ensemble du jardin.

Comment je l’ai fabriqué ?

La base de la structure est composée de fers à béton que j’ai cintrés, sur lesquels j’ai attaché du grillage. Pour renforcer l’ensemble, j’ai ajouté quelques bambous que j’ai croisés. J’ai fixé tout ça avec du fil de fer.

Dans la mesure du possible, j’essaie de limiter l’utilisation de matériaux non naturels. Mais je recherchais ici une certaine durabilité. J’ai déjà expérimenté d’autres options, notamment avec du bois et de la ficelle naturelle, mais ces matériaux se dégradent assez vite et nécessitent des réparations constantes. Chaque année, je dois rafistoler ma structure en bois, où courent les mûres notamment. Je voulais donc éviter ce genre de souci cette fois-ci.

Le bambou se dégradera avant le reste, mais la base de la structure devrait bien tenir dans le temps, c’est un bon compromis.

Préparation du sol

Le sol au pied du tunnel était déjà bien amélioré, par rapport à la terre argileuse de départ, grâce à des apports réguliers de compost et de matière organique au fil des deux dernières années. Malgré un sol encore bien imprégné par les pluies des semaines passées, j’ai pu y incorporer encore une grosse dose de compost.

J’ai aussi complété avec de la terre végétale qui amène une texture plus sableuse. Tous ces apports contribuent à alléger le sol et éviter qu’il ne devienne trop collant.

Tout est maintenant prêt, il ne reste plus qu’à semer prochainement les premières graines et observer comment cette nouvelle installation évoluera au fil des saisons.

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